Les cimetières biologiques pour une approche encore plus naturelle

On enterre les morts, c’est la tradition. Mais sait-on que cela pollue considérablement nos sols ? Il est vrai que les cercueils sont généralement placés dans les cimetières et que ces derniers sont entretenus régulièrement par des prestataires spécialisés en la matière. Mais cela n’empêche pas le fait que les matières utilisées pour les fabriquer et pour les conserver peuvent à long terme rendre les sols stériles.
Puis, cette pollution menace aussi de contaminer les nappes phréatiques. Heureusement qu’il existe de nos jours ce qu’on appelle des cimetières biologiques, qui sont des cimetières respectueux de la nature. Explications.


Cimetière biologique, c’est quoi ?

Connus aussi sous les noms de cimetières naturels ou cimetières verts, les cimetières bio sont des lieux d’inhumation où les pierres tombales sont remplacées par des monticules de terre rectangulaires, les fleurs artificielles ont faits place à des parterres colorés et les sépultures ont disparus.
En fait, le principe de ce genre de tombe est simple : on répand les cendres d’un mort ou on l’enterre dans une parcelle de terre déterminée. Et dans le second cas, soit on enterre une urne biodégradable, soit on enterre un corps qui n’a subi aucun embaumement, qui est habillé de vêtements en fibres naturelles et qui est également mis dans un cercueil en bois non-traité.

Les particularités des cimetières verts

Compte tenu de ces détails, les cimetières biologiques ont donc été inventés dans le but d’importuner l’environnement au minimum ou en termes simples de préserver l’environnement et de penser aux impacts futurs. Ils constituent également des lieux de recueillements discrets, pour ne pas dire invisibles, et sont protégés par les propriétaires du terrain, c’est-à-dire par l’Etat ou par des entités privées.

Exemples de cimetières naturels

A titre d’illustration, il y a lieu de soulever par exemple le cimetière biologique de Pruillé où les proches des défunts déposent des urnes funéraires biodégradables au pied des arbres. Sinon, il y a lieu de citer aussi le premier et l’unique cimetière naturel de France : le cimetière de Niort. Celui-ci fut inauguré en février 2014 dans le quartier de Souchet et il a vraiment été pensé pour réduire au maximum l’empreinte écologique des funérailles.
Il comporte un espace dédié au dépôt d’urnes avec pupitres biodégradables et il prévoit un champ dans lequel on enterre les morts, préalablement mis dans des cercueils en matière naturelle, respectueuse de l’environnement telle que le bois non-traitée. En outre, tout ce qu’on voit à l’extérieur c’est un cimetière aux allures de clairière verdoyante ornée d’une belle végétation spontanée.

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